Chaligny et l’usine
Les oculi de l’église de Chaligny

Nouvelle photo de groupe : les conscrits de la classe 1948

La commune de Chaligny et l’usine de Neuves-Maisons

Le 18 août 1872, le Conseil Municipal de Chaligny accueille défavorablement la demande de concession pour l’extraction du minerai de fer sur le territoire de la commune , car les sources et recueils des eaux qui alimentent les fontaines publiques de Chaligny se trouvent compris dans le périmètre de cette concession.

Pour appuyer son refus, le Maire fait valoir que :

-  une ordonnance royale a autorisé le Préfet de la Meurthe à céder à la commune de Chaligny les sources et terrains, au lieu-dit la "Fontaine des Etangs", d’une surface de 17 ares 31 ca, moyennant une somme de 461,22 Francs.

-  l’établissement des fontaines et les différentes captations des sources entreprises en 1842, puis en 1867 (parties à ciel ouvert d’une profondeur de 5 m et parties souterraines à 7 m aux cantons Grehinvaux et de Groffo) ont coûté de 60 à 70 000 Frs à la commune.

-  les fouilles et extraction de minerai pourraient faire tarir ou affaiblir les sources ou leur faire prendre une autre direction.

Si la concession était malgré tout accordée par le Gouvernement, il demande que le concessionnaire soit tenu de remettre à la commune de Chaligny la quantité des eaux qu’elle possède et qu’elle cesse tous travaux si les eaux changeaient leur cours.

Finalement, les concessions minières de Maron-Val de Fer sont ouvertes.

En 1898, un nouveau conflit éclate entre la commune de Chaligny et l’usine de Neuves-Maisons quand des habitants de Chaligny la Plaine demande leur rattachement à Neuves-Maisons. Finalement, ils ne seront pas rattachés à Neuves-Maisons, mais avec Pont-Saint-Vincent au cours d’un échange de territoires, plus une somme de 8 000 Frs pour une partie de Chaligny la Plaine.

"... Que les habitants de Chaligny la Plaine trouveraient dans leur rattachement à Pont Saint Vincent des avantages équivalents à ceux qui résulteraient de leur annexion à Neuves-Maisons. Qu’à plusieurs reprises, ces habitants ont manifesté une préférence pour Pont-Saint Vincent. Que si la municipalité de Neuves-Maisons et ses habitants, Monsieur le Directeur de l’Usine de la HauteMoselle, membre du Conseil de Neuves-Maisons, les employés de l’usine, qui en la matière, ne peuvent avoir d’autre opinion que celle exprimée par leur Maître, désirent ardemment l’annexion de Chaligny la Plaine à la commune de Neuves-Maisons, c’est évidemment afin de procurer au budget de cette dernière, une source de revenus incontestables.... Qu’il y a lieu de protester contre l’immixion des habitants de Neuves-Maisons en général, et de l’ingérence et des procédés de Monsieur de Lespinats qui exagère singulièrement les choses en prétendant que Chaligny centre veut vendre Chaligny la Plaine. Que les insinuations contenues dans la note de Monsieur de Lespinats au sujet des inconvénients qu’entraînerait le rattachement de Chaligny la Plaine à Pont-Saint Vincent sont quelque hasardées et pourraient être facilement réfutées... Que si les habitants de la commission syndicale ont manifesté leur préférence pour Neuves-Maisons, c’est qu’ils subissent l’influence de leur patron, membre du Conseil municipal de Neuves-Maisons, et administrateur de l’usine de la Haute-Moselle et qu’ils n’étaient pas libres d’émettre un autre avis... Qu’un habitant de Chaligny a déclaré (au garde-champêtre) que s’il avait signé, c’est parce que les employés de l’usine ont fait des menaces, à lui et à bien d’autres."

En 1902, la commune de Chaligny met en demeure la Compagnie des forges de Châtillon-Commentry et de Neuves-Maisons (CCNM), propriétaire des maisons ouvrières du Val Fleurion, de couvrir le ruisseau dit du Pré Fleurion qui va devenir un égout à ciel ouvert, et ce, jusqu’à la Moselle ou tout au moins hors des limites communales.

En 1925, le Conseil Municipal autorise le Maire, Monsieur Fluviot, à entreprendre toutes les démarches nécessaires en vue d’attaquer en justice la Compagnie des Forges (CCNM) pour le rétablissement des sources.

En 1931, la Compagnie des Forges (CCNM) verse une somme de 5 000 Frs comme indemnité de transaction, suite aux dégâts et dérangement des sources.

En 1939, la Compagnie des Forges (CCNM) propose une participation aux frais pour la réalisation du projet d’alimentation de la commune en eau potable, projet qui doit être entrepris d’urgence, vue la pénurie en eau potable et défense incendie.

A cette époque, le bassin de Nancy est la seule région minière et métallurgique qui emploie 90% de Français comme mineurs et la presque totalité des métallurgistes. L’usine de Neuves-Maisons draîne en effet la population des villages voisins.

En juillet 1940, la commune vote un crédit de 20 000 Frs au Fond Départemental de Chômage afin de verser une allocation aux ouvriers sans travail, par suite de la fermeture des usines CCNM.




Mis en ligne le jeudi 9 février 2006 par Axsane
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